En 2017, un chantier exceptionnel de construction d’une deuxième canalisation de transport de gaz naturel de 190 km entre Etrez (01) et Voisines (52) de Ø 1200 mm, en parallèle d’une première existante de Ø 800 mm, a traversé le département de la Côte d’Or.

Nous avons été sollicités pour intervenir sur une ancienne décharge inerte, devenue décharge sauvage, située sur le territoire de la commune de Glanon (21), un site contaminé par une plante hautement invasive sur plus de 3.000 m² : la renouée du Japon. Des remblais avaient été disposés sur la canalisation existante sur une épaisseur de 7 m, alors que celle-ci n’est dimensionnée que pour supporter 2 m ! Retrouver le profil naturel du terrain avant de mettre en œuvre la nouvelle canalisation était indispensable.

La problématique était triple, d’abord extraire les éléments anthropiques (déchets plastiques, ferreux, bétons), puis trier les terres polluées et celles inertes, et enfin empêcher la dissémination de la renouée du Japon. Cette plante contamine facilement des zones remaniées, car un simple fragment de rhizome de quelques centimètres transporté par des oiseaux, rivières, engins, suffit à faire naitre un nouveau massif.

Le délai était primordial, car les ateliers de terrassement et pose du gazoduc avançant rapidement sur le tracé, difficilement transférable, et la pose du pipeline se réalise impérativement de façon linéaire à l’avancement.

Nous avons mis un en œuvre un atelier in situ de tri sélectif manuel et évacuation des éléments anthropiques avant évacuation des déblais vers une plateforme de traitement et de concassage, afin de libérer au plus vite les emprises pour les équipes de pipeline.

Les travaux ont été effectués à proximité immédiate d’un gazoduc Ø 800mm en service (pression de service = 59 bars), nos équipes étant en permanence équipées de dosimètres pour se protéger des poches de gaz présentes dans les déblais liés à la fermentation des déchets dans le massif à terrasser et être averti en cas de micro fuite sur le pipeline en service.

Sur la plateforme de traitement, les terres ont été triées puis concassées et réduites à une dimension maximale de 10 mm à l’aide d’un concasseur mobile et d’un crible « trommel » rotatif équipé d’un balai afin de décolmater mécaniquement la grille, avec pour objectif que la putréfaction s’installe dans les rhizomes avant leur reprise éventuelle.

En finalité, les efforts et le courage de nos équipes ont été récompensés par des images aussi impressionnantes que rares de la pose d’un nouveau gazoduc Ø 1200mm au droit de l’emprise traitée par l’entreprise PENNEQUIN.